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القراصنة لا ينامون

كتبها عبدالله البقالي ، في 19 أغسطس 2010 الساعة: 14:56 م

تعرضت بعض النصوص التي كتبتها لعمليات قرصنة متكررة، فبعد قرصنة "حديث البحر و المدينة" الذي وصل لحد لا يمكن متابعته. و قرصنة نص"الامتحان الشفاهي" ياتي الدور على "أحمد بوكماخ، تجربة لم تتكرر"
الغريب في الامر ان بعض القراصنة مشرفين عامين في بعض المواقع، و اجد هذا الامر في منتهى الإثارة. إذ أستطيع ان اتفهم كيف يقدم عضو متخف تحت اسم مستعار ان يقرصن نصا ما. إذ حتى في حال ضبطه، فهو لا يخسر شيئا في النهاية. لكن ما معنى ان يقدم مشرف عام على فعل كهذا؟ هل صار الاعتبار عديم الا

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اغتيال حمور / نص مترجم للفرنسية

كتبها عبدالله البقالي ، في 13 مايو 2009 الساعة: 14:06 م

L’assassinat de Hammour

Traduction de Fathia Hizem

Avec une fierté inégalable, El Ghali livra tout ce qu’il portait à son adjoint, s’accouda sur la table d’un des plus luxueux magasins, situé au centre du village. Il commanda une boisson gazeuse, c’était une façon de se dire que c’était bien mérité après l’effort qu’il avait fourni, et le succès qu’il avait réalisé en tant que chef de la commission de liquidation des chiens errants. Ce n’était pas un défi, car affronter des bêtes aussi faibles, que personne ne soutenait, ne pouvait en rien être comparé à l’une des tâches précédentes qu’il avait assumées en tant que soldat au sein de l’armée française dans différentes contrées du monde. Et même pour parler de la dernière responsabilité, il ne se rappelait pas avoir vécu un moment difficile ou avoir affronté de vrais dangers. Ses chefs le plaçaient toujours à des postes sécurisés car ils avaient toujours besoin de ses services précieux qui consistaient à les informer sur tous les domaines de pensée des soldats.
Il avait tout piétiné pour ce qu’il avait considéré comme une façade, son entente avec les autres n’égalait en rien son amour pour la magie des lumières et de la mondanité. Tous ses sens s’étaient transformés en une aiguille de boussole qu’un seul sens attirait. Il n’entendait plus que l’appel qui lui parvenait de la base des sommets; mais il était sur les hauteurs. Le jour où il avait fini son service militaire, il avait répété pendant plusieurs années les éloges que ses chefs lui avaient adressées. Il aimait s’arrêter sur chacune des expressions. Il retrouvait en mémoire les traits de ces personnes, l’intonation de leurs voix, alors qu’ils le louaient. Il tentait parfois de fixer l’écho, et leur impact sur les gens qui avaient, comme lui vécu ces moments historiques. Il finissait toujours son discours par pleurer les beaux jours du passé. Voilà que sa prophétie se réalisait, et ses services n’entraient jamais en crise; voilà qu’on recourait à lui en le nommant chef de la liquidation des chiens de rue. Il se regarda dans le miroir, il était imbu de sa personne. Président…quelle jolie fonction…c’est un mot étincelant! Peu importe qu’il soit pour un moment et pour une fonction bien passagère…Peu importe aussi qu’il se rapporte à une tâche aussi banale que la liquidation des chiens de rue. Au cours de sa vie, il avait toujours pensé que les chiens avaient couronné les têtes des plus grands chevaliers. Devait-il orner sa poitrine avec toutes les armoiries qu’ils avaient reçues auparavant ? Il se posait la question. Sans doute, ce geste donnera plus d’élégance et de poésie à sa nouvelle fonction. Il était également sûr que se spectacle restera à jamais gravé dans la mémoire de beaucoup de gens. Non…Le plus important dans cette fonction, c’était le présent…et l’avenir…Contrairement aux autres membres de la commission, El Ghali décida que sa fonction ne soit pas limitée par le temps, et qu’elle ne soit qu’une marche dans des escaliers qui ne finissaient pas de monter ; et qu’à la fin de la mission, il ne devrait pas se c o n t e n t e r de présenter de simples statistiques sur le nombre de chiens liquidés, mais qu’il devait au contraire, se présenter lui-même comme un chien parfaitement prêt à rendre service, même s’il s’agissait de liquider des humains. Il fallait donc pour préparer le terrain, écrire plusieurs lettres aux grands responsables. Peu importe, de savoir que ces gens s’intéressaient peu ou pas du tout à ce qu’il faisait. Il quittait sa maison au beau milieu de la nuit, après avoir écouté les informations. Ce qui l’intéressait le plus dans les infos, c’était la météo, et le sens du vent particulièrement qui lui indiquait le sens qu’il devait suivre. El Ghali savait pertinemment qu’une affinité naissait entre les chiens et leurs maîtres, ce qui les pousserait à protéger ces bêtes.
Il savait, par contre, que ceux qui avaient réussi à protéger les leurs, n’avaient cependant pas pu les empêcher d’aboyer.
Au cours de ces missions, il marchait, tout aux aguets, lui qui avait l’ouïe très fine. Il saisissait les bruits du vent, les analysait, et quand il repérait l’écho d’un aboiement, posait des hypothèses pour déterminer la distance traversée par le son. Il réfléchissait aux gens qui pouvaient protéger des chiens qui devaient être liquidés. Quand il réussissait à retrouver sa cible, il ne commettait pas son forfait sur place ; il emmenait les individus avec leurs chiens aux autorités ; et rien ne l’empêchait d’agir, ni les lamentations des gens, ni les interventions des notables, encore moins leurs propositions alléchantes. Au contraire, tout ceci lui procurait une jouissance inégalable et une assurance qu’il commençait à devenir important et qu’il n’était plus un personnage ignoré, au sein d’un monde oublié. Les compliments des responsables multipliaient sa confiance, et l’encourageaient à aller de l’avant, et à monter une échelle qu’il trouvait facile à escalader, bien plus facile qu’il ne le croyait.
El Ghali avala une grosse gorgée dans son ventre, eut le souffle coupé et le visage encore plus pâle.
Il fut secoué par une toux forte et inattendue, qui fit rougir ses yeux, des larmes en coulèrent…Quand il tourna le visage vers la rue, il eut l’air de quelqu’un qui était sidéré, il était immobilisé. C’était comme un choc. Et sans se tourner vers l’intérieur, il posa la bouteille sur la table, puis la main sur le front, qu’il pressa bien fort et il se dit : « …Dieu ! Comment ai-je pu oublier l’histoire de ce chien… » Il rappela les membres de sa commission qui se dispersaient pour bavarder avec les usagers du rempart,les chômeurs de la ville ; et avant même d’arriver là où il était, ils comprirent qu’une catastrophe se tramait.
Il ne leur donna même pas le temps d’imaginer ce qui aurait pu se passer, il leur intima l’ordre de tuer immédiatement ce chien par balle. Tous les membres de la commission furent immobilisés, ils ne croyaient pas leurs oreilles. Ils ne le prenaient pas au sérieux, croyant qu’il plaisantait. Hammour était le chien de Abou Hmir. L’homme qui, avec sa bête servait de pont unique entre le village et le reste du monde. Tous étaient fiers de connaître Hammour et désiraient se lier d’amitié avec lui. Pourquoi pas, alors qu’un geste de la main au moment où il conduisait son autocar, te transformait en personne célèbre, car tout le monde en parlerait avec passion.

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الخبز و الاحلام الوردية/ نص مترجم للفرنسية

كتبها عبدالله البقالي ، في 19 فبراير 2009 الساعة: 19:34 م

Pain et beaux rêves

Traduction Fathia Hizem

Avec son empressement habituel, « Ssi Ali » partit après avoir fermé la porte de l’administration sur une voie ombragée, descendante, donnant sur la cour de l’école. Une question le rendait perplexe. Au cours des longues années pendant lesquelles il a géré les affaires de l’école, elle n’a jamais été aussi vide comme elle l’était à cet instant-là…car tous ceux qui étudiaient, y compris ceux qui fréquentaient les annexes dans tous les coins du village, devaient rejoindre la cantine scolaire pour prendre leur repas. Il tenait à ce qu’il y ait toujours de l’ordre pour qu’ils puissent prendre leur repas sans incidents. Mais ce n’était pas la seule raison qui le poussait à être présent aux heures des repas. Il y tenait aussi pour régler ses comptes avec les élèves, se basant sur des rapports présentés par les membres de la mutuelle de l’école concernant les agissements des uns et des autres en dehors de la classe. Ils les classait selon les cas : une rangée pour ceux qui jouaient dans la rue; une autre pour ceux se joignaient aux rangs des chômeurs sous les remparts de la ville, et une troisième pour ceux qui fréquentaient les cafés et jouaient au billard.
Il pouvait être indulgent avec les élèves des premier et deuxième rangs ; mais il n’était en aucune façon prêt à discuter de la situation des élèves de la troisième rangée. Il leur infligeait les sanctions les plus sévères au point que certains d’entre eux profitaient de la moindre inadvertance pour donner libre cours à leurs jambes. Il faisait de son mieux pour les ramener où qu’ils soient avec le soutien de leurs parents et ça finissait par des sanctions encore plus sévères qui allait jusqu’à la flagellation dans la cour de l’école. Quand les choses allaient comme il le voulait, il se vouait pour une autre tâche. Il passait en revue les enfants du premier rang un à un, et il contrôlait tout : la longueur de cheveux, des ongles, la propreté et allait jusqu’à vérifier les boutons sur les blouses et s’informait sur les situations familiales.
Mais que se passe-t-il aujourd’hui ? Une question qui le préoccupait alors qu’il traversait la rue,sous l’ombre, et du point le plus loin qu’il pouvait voir la cuisinière, il éleva la voix, attirant l’attention sur lui : « Que se passe-t-il ? Où sont les autres élèves ? »
–« Rien. Seulement, nous n’avons pas de pain. »
La réponse le cloua, il serra les dents puis tout en remuant la tête, il dit : « Ah…C’est donc le pain…et pourquoi ? » ; puis il s’élança tel, un bombardier, «Ssi Ali » s’élança sous l’effet d’une boule d’émotions intérieures, plongeant dans un dialogue où il était juge et partie, gesticulant, pour montrer qu’il ne comprenait rien. Il se dirigea vers le restaurant, et avant d’y arriver, il rebroussa chemin comme pour aller chez lui ; puis il s’arrêta au milieu de la cour. Finalement, il se décida à se diriger vers la queue d’un rang, choisit un groupe d’élèves qu’il constitua en tant que comité qui recevra le pain du camion qui ramènera le pain de la ville. Mais cette décision fut dépassée, car spontanément, des dizaines de comité s’étaient constitués et s’étaient promis que de telles chose ne devraient plus se produire au point que le camionneur ne savait plus à qui il devrait livrer le pain le lendemain. Et quand le pain fut transporté, ça ressemblait plus à une marche funéraire. « Paradoxalement « Ssi Ali » paraissait différent, il parlait doucement, une consolation et une tristesse transparaissaient de son discours. Mais ceci ne changeait rien. Les enfants étaient prêts à tout supporter : mauvais traitements, sanctions, injustice, mais ils n’étaient nullement prêts à être privés de ce pain croustillant et tendre, dont l’intérieur était d’une blancheur éclatante. Et comme ce n’était pas seulement du pain, mais plutôt une sorte de gratification pour une longue attente et beaucoup de patience. C’était une monnaie suffisamment forte pour faire travailler des salariés qui devaient exécuter leurs devoirs à la maison et éviter d’être punis par l’instituteur. Leur travail pouvait même se prolonger en salle de classe pour faciliter les triches et les copiages. Et que pouvait faire « Ssi Ali » qui est entiché de punir tous les dépassements ? L’instituteur lui-même n’a rien pu faire avec un certain nombre de cas. Il avait longuement regardé ceux qui étaient pris en flagrant délit, et n’a pris aucune mesure. Il a jugé que les priver de leur pain était une sanct

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حوار بمنتدى مطر

كتبها عبدالله البقالي ، في 22 ديسمبر 2008 الساعة: 01:21 ص

904ima

 

تقديم آمال لدرع

هو الأستاذ
عبد الله
اسم يستوقفك بريقه في عالم الكتابة السردية..ومغاور المقاربات النقدية
يكتب الحزن باتقان.. ويمنحنا الفرح

فرح اللغة
يضيع في غربته حيث لا سند إلا الكتابة

عندما التحقت بمطر كان نشاطه الجميل هو الأبرز في المنتدى: تحديدا منتدى السرد وورشة النقد - حوار النصوص الان-
ولأن للحياة ظروفها التي قد تستبد بنا أحيانا، سولت له المتاعب أن يغيب..
لكنه لم يغب عن مجده..لم يغب عن ألق الكتابة وحريقها..
ولم يغب عنا في مطر
في الذاكرة والقلب كنت دائما..أيها المبدع الرائع

يسعدني أن أدعو كل الأخوة الأحبة في مطر لمحاورة
الأستاذ المبدع المتألق
عبد الله البقالي
حول تجربته الإبداعية والنقدية من خلال حوار هذا الشهر

جبران الشداني

 

شكرا للأخت امال لتقديمها شخصية هذا الحوار الشهري ، بعد ان حصلنا بالأمس على مواقفة السي البقالي على إجراء الحوار ، و هو حوار / مطلب كان ضروريا ، لنجدد صلتنا بهذا المبدع ، الذي أدمن الغياب بعد حضوره الكبير في مطر ، و أعتقد بأن الأخ عبد الله ، يشبه طائر الفينيق إلى حد بعيد في تواصله مع المشهد النتي ، إذ أن جدلية الغياب و الحضور تتجلى لديه بشكل قلما يتكرر مع غيره ، فهو يظهر كعاصفة إبداعية ، تعيد بعث الحياة في روتينة مساحات التواصل ، ثم يختفي دون سابق إنذار ، ليعود غالبا برؤية تجديدية لكتابته و تصوراته و مشاريعه الثقافية ، ذلك أن الكتابة كما عرفتها عند الأخ عبد الله ، هي إشكالية و سؤال قبل أن تكون حرفة أو طقس حياة متكرر و يومي ، هي سؤال بالمعنى الوجودي المرتبط بشكل لا ينفصل ، عن أسئلة الكينونة و معنى الكينونة .
أردت أن يكون هذا الحوار جماعيا ، فللتواصل مع البقالي ، متعته التي يصر الأصدقاء جميعا على المشاركة فيها ، و صعوبته التي تجعلنا نفكر مليا قبل أن نلقي بذواتنا في تجربة حوارية نعلم بأنها ستكون استثنائية ، لما عرف عن الرجل من جدية في تفاعله ، و لأنه يتحدث بصراحة و شجاعة تلزمنا بأن نكون في مستوى توقعاته .
لذلك ارتأيت أن نقسم هذا الحوار إلى عدة أقسام ، قسم نتحاور فيه مع السي عبد الله ..عن حياته و أحلامه و هواجسه كرجل و أب أسرة و مدرس .
و قسم نخصصه لعلاقاته بالمشهد الثقافي ، المؤسسي و الافتراضي ، و قسم اخير نخصصه لقضايا كتابته من حيث خصائصها الفنية و أبعادها الفكرية و الايديولوجية و من حيث ارتباطها بتجربته الحياتية

عبدالله البقالي

كل الشكر لأهل المطر . ابتداء بالأديبة آمال لدرع التي أبدعت بتقديمها ، حتى أني نظرت لنفسي مرارا و ساءلتها ما إن كنت انا المعني فعلا بذلك التقديم الجميل. ولا يسعني هنا سوى أن أشكرها عن ذلك التقدير، و عن شهادتها في تجربتي المتواضعة. كما لا يفوتني أن اتقدم بالشكر الجزيل للأخ البعيد القريب الأستاذ جبران على تلك الروح التي يلف بها هذا المنتدى المتميز، و أيضا على ي اتمنى من كل قلبي أن يرقى إلى المستوى المتوخى منهسعيه لإجراء هذا الحوار الذي اتمنى من كل قلبي أن يرقى إلى المستوى المتوخى منه

 792ima

 

 

جبران الشداني

 

الأخ عبد الله البقالي ، من مواليد غفساي نواحي مدينة فاس.عضو في بيت الادب المغربي. له مجموعتان قصصيتان.الخبز و الأحلام و انفاس وهوامش وينتظر صدور روايته هدير الأزمنة ، يعتبر من الأسماء الوازنة في مجال الكتابة السردية في المغرب ، و من بين رواد المشهد الإبداعي الإفتراضي العربي ، فقد ساهم بشكل كبير في تفعيل و دعم العديد من المنتديات الأدبية و الفكرية . له عدد كبير من الحوارات الثقافية و الفنية ، التي نشرت في النت أو الصحافة الوطنية، أو عبر موجات الأثير .
لو طلبنا من الأخ عبد الله ، أن يقربنا أكثر من بدايات حياته ،

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أحمد بوكماخ. تجربة لم تتكرر

كتبها عبدالله البقالي ، في 29 نوفمبر 2008 الساعة: 12:36 م

يحلو لبعض التلاميذ القدامى الذين تتلمذوا على يد مربي الأجيال، الراحل أحمد بوكماخ- و لا أدري هل من باب التفكه أم من باب النقد- السخرية من تجربته في التأليف المدرسي من خلال سلسلهاقرأ ، ويعتمدون ذلك من خلال تحوير اسمه ليصبح أحمد بوكلاخ عوضا عن اسمه، دون ان يستند ذلك النقد او تلك السخرية على مبررات و براهين منطقية في كونهكلخ العقول. و الحال أن كل التجارب في ميدان التأليف المدرسي التي تعاقبت بعد تجربته، توضع خارج المنافسة، لا على مستوى المضمون من خلال رقي القضايا التي عالجها، ولا على مستوى الشكل الفني . كما لا يمكن أن تكون الكفة راجحة لصالح التجارب المتعاقبة على مستوى التأثير الذي خلفته تلك التجربة في أذهان القراء و القدرة على إلها المخيلة. وهنا لا بد من استنحضار قولة لأدونيس تفيد ان مرور النصوص في اذهان قاصرة، لا يمكن ان ينتجه عنها سوى تقزيم تلك النصوص.

     لقد كانت سلسلة أقرأ التي اخرجها لحيز الوجود الراحل احمد بوكماخ أهم عمل عرفته الساحة التربوية لمغرب ما بعد الاستقلال. ويشهد بذلك اعتماد تلك السلسلة في المدارس حتى خارج المغرب، و أيضا الطبعات المتتالية للسلسلة حتى بعد ان توقف اعتمادها في المدارس. ولازالت لحد الان تعرض في المكتبات. و ان الدافع لعرضها هو الاقبال المستمر عليها من قبل قدامى التلاميذ نظرا لما تمثله لهم من ارتباط وجداني. وهذا ما لم تحققه أي سلسلة تربوية من قبل.

ولعل السر في نجاح تلك التجربة هو مزاوجتها بين أمرين كثيرا ما فشل فيه المؤلفون وهما: مراعاة المتطلبات الرسمية التي تستجيب للأهداف  التربوية التي تحددها التوجهات الاستراتيجية للدولة. و العمق الإبداعي الرفيع للنصوص. و لا أستطيع الجزم في هذا الشأن ما إن كان ذلك مرده إلى ذكاء المؤلف ، ام كانت الظرفية التاريخية المتسمة بالمد القومي العربي، و التحرري العالمي، وفتو عضلات الدولة التي كانت في مرحلة إعادة تأسيس كيانها إلى جانب توفر ع

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En dehors des histoires

كتبها عبدالله البقالي ، في 9 أغسطس 2010 الساعة: 11:07 ص

En dehors des histoires Abdallah Bakkali
1 | P a g e
En dehors des histoires Abdallah Bakkali
2 | P a g e
Abdallah Bakkali En dehors des histoires خارج الحكايات
Nouvelles traduites de l’arabe par Fathia Hizem et Mortadha Labidi
En dehors des histoires Abdallah Bakkali
3 | P a g e
Table des matières
Table des matières 3
Cheminement 4
Démocratie 6
En dehors des histoires 8
Indigence et Richesse 10
Le mauvais tour des souliers 12
La recette 14
La Fripe 16
Mort du récit 18
Le premier amour 20
En attendant le déluge… 23
En dehors des histoires Abdallah Bakkali
4 | P a g e
Cheminement TRADUCTION DE MORTADHA LABIDI Le médecin vient d’achever des soins intensifs de réanimation prodigués à un malade qui avait séjourné quelques jours à la morgue. Et quand le malade ouvrit les yeux, le médecin lui déclara : « je peux attester que tu es un vrai miracle ! »
La qualification plut au malade ; et dès qu’il quitta l’hôpital, il se dirigea vers le tribunal et s’adressa ainsi au juge : « toi, tu ne fais qu’adapter ce que tu as appris à l’école à la situation des gens ; quant à moi je suis fort de ce que tu ne peux voir ni de tes yeux, ni même atteindre par ta conscience. C’est pour cela que je suis venu t’apporter une nouvelle balance qui remplacerait la tienne,
En dehors des histoires Abdallah Bakkali
5 | P a g e
rouillée. » Le juge décrocha alors le téléphone pour que le monsieur se trouvât en prison le jour même.
En dehors des histoires Abdallah Bakkali
6 | P a g e
Démocratie TRADUCTION DE MORTADHA LABIDI Le juge s’adressa en ces termes à la vieille dame : « Je ne peux plus continuer à te laisser faire à ta guise ; tu as le choix entre deux solutions : ou bien vendre tes brebis puisque tu es devenue incapable de t’en occuper, ou bien engager un berger, ton âge t’empêchant de t’acquitter toi-même de la tâche. »
Et la vieille de répondre : «Et de quoi je vivrais si je me séparais de mes brebis ? Quant aux bergers, cher monsieur, vous ne savez peut-être pas qu’ils ont été tous pris dans la tourmente des
En dehors des histoires Abdallah Bakkali
7 | P a g e
élections et qu’ils sont devenus soit conseillers, soit représentants de la Nation. »
En dehors des histoires Abdallah Bakkali
8 | P a g e
En dehors des histoires TRADUCTION DE MORTADHA LABIDI Il n’aime pas l’étrangeté, mais il cherche avec obstination une place en dehors de toute la logique des histoires, dans le but de vivre sans détails. Il cherche un lieu loin de toute action, qui ne serait pas balayé par le vent et au-dessus duquel le soleil ne brille pas, et que les voix n’atteignent pas, même pas celle du chant d’un oiseau triste.
En dehors des histoires Abdallah Bakkali
9 | P a g e
Rien ne résiste plus; et les histoires elles-mêmes, il n’y voit plus qu’une sorte de tapis que meublent le temps, les paroles et les gestes pour y inscrire les traces de croisements ou de répulsions. Et les espaces, eux aussi, ils paraissent comme complices et perdant toute objectivité dans tout ce qui le concerne. Il regarde tout ce qui l’entoure avec suspicion. Les histoires elles-mêmes, il les traite comme de méchants humains qui complotent dans le calme contre lui pour lui préparer toute sorte de coups bas ; elles lui tracent des sentiers vers lesquels il se trouve poussé pour voir ses crises s’accentuer, en se trouvant toujours placé dans des situations difficiles. Elles amoindrissent son arrière-garde pour qu’il ne puisse reprendre son souffle. Il regarde autour de lui pour découvrir que tout se rétrécit au point qu’il étouffe, et il ne reste devant lui que sa conscience qu’il interroge : comment peut-il vivre en dehors des détails qui font de sa vie une véritable histoire ?
En dehors des histoires Abdallah Bakkali
10 | P a g e
Indigence et Richesse TRADUCTION DE MORTADHA LABIDI
Par un beau matin, et sur le trottoir d’un grand boulevard de la capitale, juste en face du bâtiment abritant le parlement, s’asseyait une vieille femme tendant la main aux passants. De temps à autre, elle jetait un regard craintif par-ci, par-là pour s’assurer que les policiers ne sont pas encore en poste. La clémence du climat avait un effet particulier sur l’humeur des gens et même sur leur façon de marcher. La scène était plus belle encore par la présence d’une fillette de cinq ans, blonde, portant un costume clair qui harmonisait avec la couleur dorée de ses cheveux. Elle gambadait dans la rue ; sa joie et sa course
En dehors des histoires Abdallah Bakkali
11 | P a g e
saccadée sur le trottoir ajoutait je ne sais quoi à la scène, ce qui attira l’attention des passants qui la considéraient avec attention et plaisir. La fillette était avec son père dont l’aspect laisse supposer qu’il appartenait à une élite sociale. Elle le précédait, et chaque fois qu’elle sentait qu’elle s’éloignait de lui, elle s’arrêtait pour l’attendre. Et dès qu’il s’approchait d’elle, elle s’élançait à nouveau. Soudain, elle s’arrêta, mais elle ne regarda pas du côté de son père : elle était en face de la vieille mendiante. Elles échangèrent les regards, suite à quoi la fillette laissa s’esquisser un sourire envoûtant qui émut la vieille. Une sorte de reconnaissance inestimable qui éveilla en elle le sentiment maternel. Elle pensa s’approcher de la petite pour la couvrir d’affection, mais elle craignit de lui faire mal : une vieille mendiante peut en effet faire mal à un ange descendu du ciel en le prenant dans ses bras. Mais comment lui rendre ce bonheur qu’elle vient de lui offrir ? Tout en gardant son sourire, au milieu de rires d’étonnement, la vieille prit sa caissette et la tendit à l’enfant. Mais la petite s’en excusa d’un geste de la tête accompagné d’une expression indescriptible. En ce moment, une main rugueuse se tendit pour arracher cet ange et l’éloigner de la scène.
En dehors des histoires Abdallah Bakkali
12 | P a g e
Le mauvais tour des souliers TRADUITE PAR MORTADHA LABIDI J’avais parcouru sept kilomètres à pieds avant de prendre une voiture qui me transporta vers un petit village voisin ; après quoi j’ai pris une deuxième voiture qui m’amena jusqu’au gros village où je devais encaisser un chèque bancaire.
Le bâtiment qui abritait la banque était de construction récente et sa propreté excessive me fit penser que je devrais avoir honte
En dehors des histoires Abdallah Bakkali
13 | P a g e
de moi-même si j’osais en fouler le sol avec des chaussures aussi sales. Je me résolus à chercher un cireur et je n’attendis point longtemps pour en voir un traversant la rue, comme s’il avait entendu les plaintes de mes souliers. Mais j’ai hésité à lui faire signe car il était trop jeune, ne dépassant guère les sept ans. Mais en se dirigeant vers moi, il jouait de sa brosse et de sa boîte un air de musique si parfait que j’en déduis qu’il était bien habitué au métier. Mon hésitation se dissipa alors et je lui tendis le pied droit. Il entama son travail avec entrain et au bout de quelques instants, le soulier était déjà brillant. Il tapa de la brosse sur la boîte, signe que je devais changer de pied. Je tendis alors le pied gauche mais sa main ne l’atteindra jamais. Celle du policier fut en effet plus prompte. Il le saisit par le col puis il lui confisqua la boîte et ce qu’elle contenait. Je restai stupéfait, regardant mon soulier droit si brillant et le soulier gauche trempé dans sa saleté. Je courus vers le policier protestant : « à supposer que ce gamin ait commis une quelconque bêtise qui nécessite son arrestation, est-ce que je serais obligé d’en payer les frais ? » Le policier me fixa d’un regard qui en dit long, avant de prononcer son verdict : « en réalité, c’est toi que j’aurais dû arrêter et non ce gamin, car ce sont tes semblables et toi qui êtes responsables de la prolifération de cette espèce. Et si tu continues à protester, je vais mettre à exécution mon idée, qu’en dis-tu ? » Je restais confus, regardant tantôt mes souliers, tantôt la voiture de police et je ne fus réveillé que par les rires des passants.
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14 | P a g e
La recette TRADUCTION DE FATHIA HIZEM
L’oisiveté qui s’étale dans la vie, épaissit encore plus les murs des cercles vides. Et la vision est altérée par la poussière venant du plus profond de l’inefficace. Seule une question bidon immerge de ce grand flux. Voit-il ce que tout le monde voit, ou bien est-ce que ses sens perdent leur cohérence avec le cerveau qui couvre ce qui lui parvient par la couleur des défaites qui l’infligent ? Il ne cherche pas une réponse, il cherche plutôt une volonté qu’il n’a pu trouver en plusieurs circonstances. La recette dont il a besoin, il la connaît parfaitement. Elle seule lui permettra de s’enfanter, d’être en même temps le créateur et la créature par le biais d’une
En dehors des histoires Abdallah Bakkali
15 | P a g e
nouvelle naissance ; où il mettra des limites à son ouïe, et il n’entendra plus que ce qu’il voudrait entendre ; il mortifiera ses sens et brisera tous les ponts qui mèneraient hors de sa personne. Il regarde l’écriture de la recette. Il se sent apaisé, et il donne à son imaginaire libre cours pour voir son clone. Mais, rapidement, il est envahi par la détresse quand il se voit de nouveau face à un cercle vicieux. Il réalise qu’il faut un laps de temps, au cours duquel, ses pulsions s’éteindraient, avec tous les résidus qui s’étaient accumulés dans son esprit pour que son clone ait une vie parfaitement indépendante par rapport à celle précédemment vécue. Il prend son crâne entre les mains cherchant à le briser pour y introduire sa main et détruire les cellules de la mémoire. Il met sa main sur la table et s’annihile.
En dehors des histoires Abdallah Bakkali
16 | P a g e
La Fripe TRADUCTION DE FATHIA HIZEM Le sorcier dit à la femme : tu n’as qu’à me ramener un vêtement de ton mari fugueur et tu verras que mon amulette le ramènera en moins d’un jour où qu’il soit.
Quelqu’un frappe à la porte. Quand elle eut ouvert, elle regarda le nouveau venu, étonnée. Elle courut vers le sorcier qui lui demanda : « Alors, il est revenu ? » La réplique qu’elle donna brisa le bonheur du sorcier. « Oui, mais ce n’est pas lui.» Sidéré,
En dehors des histoires Abdallah Bakkali
17 | P a g e
et reprenant la réponse de la femme en s’interrogeant : « Comment ? Il est là, mais ce n’est pas lui. » « Oui, monsieur. Celui-là a les yeux bleus, des cheveux raides, la peau blanche et il parle une langue qui n’est pas la nôtre ». Alors, le sorcier prit un grand souffle de soulagement : « Et puis merde ! Pourquoi tu n’as pas dit que ton mari s’habille à la fripe. Le chemisier que tu avais ramené, il l’avait acheté là-bas ! »
En dehors des histoires Abdallah Bakkali
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Mort du récit TRADUCTION DE FATHIA HIZEM
Il met devant lui une quantité de feuilles, se met à plat ventre contre le sol, et réfléchit à un sujet, tout en passant en revue une panoplie d’histoires auxquelles il a déjà pensé. Mais, il se rend compte qu’elles ne correspondent pas à son souffle, qui se fait court ces derniers temps. « Chama », la vagabonde, qui se c o n t e n t e de découvrir son derrière, plutôt que de dire un seul mot ; on ne peut abréger son histoire à quelques mots. Quant au guerrier « Bouzid » qui refuse de croire à la fin de la deuxième guerre mondiale et qui persiste à demander aux gens de prendre leurs précautions pour qu’ils ne soient pas surpris par les alliés ou par les ennemis. Son fantastique ne peut être relaté que dans un
En dehors des histoires Abdallah Bakkali
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grand volume. Il sait aussi qu’il est incapable de cerner l’histoire du dernier « Moutanabi » dans quelques pages ou quelques lignes. Il trouve que le mendiant qui professe la narration est, de loin plus convaincant et plus réel que lui dans sa narration, quand il prétend avoir assisté au baptême de son grand père. Des dizaines d’histoires mijotent dans sa tête, mais sa capacité de les relater est si simple, et tellement complexe, qu’elles ne veulent se dévoiler, s’obstinant à garder leur secret. Pourquoi ne prétendrait-il pas que ce n’est pas une difficulté qui lui est propre, mais que ça concerne la relation des gens avec la narration, qu’ils soient conteurs ou auditeurs ; et que notre époque est celle du matériel, et que rien ne vaut si ce n’est une bouchée ou un baiser ou un frisson de plaisir traversant le corps d’une femme ? Pourquoi ne dirait-on pas que l’on vit la mort du récit ?
En dehors des histoires Abdallah Bakkali
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Le premier amour TRADUCTION FATHIA HIZEM Elle planait sur une série de titres de noblesse et de pouvoir ; il était celui qui fuyait la médiocrité vers les tours d’arc en ciel, où il venait de construire l’un de ses deniers piliers de lumière et de couleurs. Quand elle marchait dans la rue, elle dessinait des notes musicales, des mélodies, il les saisissait; ses pas étaient un papillon printanier, poussé par le soleil matinal à butiner auprès des fleurs et à baigner ses sens, son sourire était la source d’une chaleur qui inhibait le froid successif à la fin des rêves.
En dehors des histoires Abdallah Bakkali
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Avec sa longue djellaba, sa tête nue, ses sandales en plastique blanc, il paraissait aussi élancé qu’une fusée qui avait décidé de traverser les âges, les astres des années s’étant dispersés dans le royaume du malheur sans confins. Il se positionnait dans les limites lointaines de son itinéraire ; là où les sens, aussi bien que la mémoire excitaient l’esprit avec autant de signes que d’images. Comment ouvrait-elle le pas pendant qu’elle courait ! Comment s’extasiait-elle quand elle riait ! Comment s’étonnait-elle, traçant par les sourcils l’expression de cet étonnement ! Comment faisait-elle semblant d’adresser des reproches pour inscrire tout de suite après le sourire par les yeux avant les lèvres ! Leurs mains se rencontrèrent. Il n’osa pas lui offrir un bouquet, même pas une petite fleur sauvage dans sa main, il ne la regardait pas dans les yeux pour lui insuffler son coeur dans le sien. Seulement, il lui avait pris quelque chose d’important. Il lui ava

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فطام/ قصة

كتبها عبدالله البقالي ، في 26 مايو 2010 الساعة: 20:22 م

أجلس الآن في المقهى نفسه الذي كنت ارتاده قبل ثلاثين سنة و الذي يحمل اسما كان مناسبا للعمر الذي قضيته فيه. كما يتلاءم مع ما يبثه من اغان روحانية كانت تتجاوب مع الطابع الحزين الذي سكنني باكرا.
صاحب المقهى هو نفسه، و كذلك النادل. لكن حركتيهما قد فقدت الكثير من الحيوية. و عيونهما ما عادت تتطلع إلى القادمين بتلك الروح المرحة و الحفاوة المبالغ فيها.
لماذا جئت إلى هذا المكان المفعم بالحزن و الكآبة؟
لا أريد التصريح انها كانت السبب. و لاني فعلا غير متاكد من ذلك. لكن بداخلي إصرار على إنجاز نوع من التوازي بين متطلبات اللحظة و بين الزمن الذي لا يحفل بالوقائع التي يتركها خلفه. لكن الوجدان يرفض هذا الانضباط القاسي، و يصر ان يكون اكبر من مجرد جزئيات أثثت لحظة ما من حياة الزمن نفسه. و بين هاتين المساحتين أجد الورطة التي احياها. و ارفض الافتراض اني في علاقتي بمن اثثوا حياتي في الماضي قد فعلت الشئ نفسه الذي تنجزه هي الآن. و لانني لا يمكن ان اكون البديل للحقيقة التي يحياها العالم و أعجز من ان انشئ لها كونا خاصا بها، و اكثر عجزا من ان اعيش حياة لا يشاركني وجودها فيها. لا اجد امام كل هذا إلا أن اتحامل على الحقيقة المجسدة فيها. و أن أقنع نفسي أن كل الزمن الذي و هبته لها كان مجرد مصادرة لأقساط عمري تحولت حياتي فيها إلى مجرد تغطية مكنتها من بناء جسور هروبها. و اني الآن في هذا الصحو، لا أفعل اكثر من تقديم اعتذار متاخر لحياتي. تلك الحياة التي تنظر إلي باستغراب، خصوصا و هي تجد مفاعلاتها قد تقادمت و اغلقت كل مسامها التي كانت تسمح لها بالتنفس وهي بصدد ذلك العدو المسعور كي تفاجئ الازمنة في مهدها.
أعي ان الفاتورة ستكون رهيبة. و انه علي تقديم ضمانات شبه مستحيلة. و ان اول خطوة هي ان اقنع نفسي بأني سأعمد بنفس الإصرار الذي احتضنتها به أن انتزع غيابي من حضورها الطاغي. و ان اكف عن جعل أيامي مجرد تخوم تتردد فيها اصداؤها.
الوصفة في منتهى القسوة. فلا علاج للحب المفرط سوى الاجتثاث و النسيان الكلي.
يتوجب ان انساها. و علي في سبيل ذلك ان اجتهد في الاقتناع ان مغادرتها لم تكن تطورا طبيعيا لمسار حياة، بقدرما ك

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فطام/ قصة قصيرة

كتبها عبدالله البقالي ، في 25 فبراير 2010 الساعة: 11:06 ص

أجلس الآن في المقهى نفسه الذي كنت ارتاده قبل ثلاثين سنة و الذي يحمل اسما كان مناسبا للعمر الذي قضيته فيه. كما يتلاءم مع ما يبثه من اغان روحانية كانت تتجاوب مع الطابع الحزين الذي سكنني باكرا.
صاحب المقهى هو نفسه، و كذلك النادل. لكن حركتيهما قد فقدت الكثير من الحيوية. و عيونهما ما عادت تتطلع إلى القادمين بتلك الروح المرحة و الحفاوة المبالغ فيها.
لماذا جئت إلى هذا المكان المفعم بالحزن و الكآبة؟
لا أريد التصريح انها كانت السبب. و لاني فعلا غير متاكد من ذلك. لكن بداخلي إصرار على إنجاز نوع من التوازي بين متطلبات اللحظة و بين الزمن الذي لا يحفل بالوقائع التي يتركها خلفه. لكن الوجدان يرفض هذا الانضباط القاسي، و يصر ان يكون اكبر من مجرد جزئيات أثثت لحظة ما من حياة الزمن نفسه. و بين هاتين المساحتين أجد الورطة التي احياها. و ارفض الافتراض اني في علاقتي بمن اثثوا حياتي في الماضي قد فعلت الشئ نفسه الذي تنجزه هي الآن. و لانني لا يمكن ان اكون البديل للحقيقة التي يحياها العالم و أعجز من ان انشئ لها كونا خاصا بها، و اكثر عجزا من ان اعيش حياة لا يشاركني وجودها فيها. لا اجد امام كل هذا إلا أن اتحامل على الحقيقة المجسدة فيها. و أن أقنع نفسي أن كل الزمن الذي و هبته لها كان مجرد مصادرة لأقساط عمري تحولت حياتي فيها إلى مجرد تغطية مكنتها من بناء جسور هروبها. و اني الآن في هذا الصحو، لا أفعل اكثر من تقديم اعتذار متاخر لحياتي. تلك الحياة التي تنظر إلي باستغراب، خصوصا و هي تجد مفاعلاتها قد تقادمت و اغلقت كل مسامها التي كانت تسمح لها بالتنفس وهي بصدد ذلك العدو المسعور كي تفاجئ الازمنة في مهدها.
أعي ان الفاتورة ستكون رهيبة. و انه علي تقديم ضمانات شبه مستحيلة. و ان اول خطوة هي ان اقنع نفسي بأني سأعمد بنفس الإصرار الذي احتضنتها به أن انتزع غيابي من حضورها الطاغي. و ان اكف عن جعل أيامي مجرد تخوم تتردد فيها اصداؤها.
الوصفة في منتهى القسوة. فلا علاج للحب المفرط سوى الاجتثاث و النسيان الكلي.
يتوجب ان انساها. و علي في سبيل ذلك ان اجتهد في الاقتناع ان مغادرتها لم تكن تطورا طبيعيا لمسار حياة، بقدر

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رسالة الى ابنتي

كتبها عبدالله البقالي ، في 12 فبراير 2010 الساعة: 10:08 ص

أحتاج إلى معجزة تنتزعني من غيابك، و لأني لا استطيع ان اكون رسولا مني إلى نفسي، وما دام الأمر بهذا القدر من الاستحالة، فلأمنح طاقة كل المردة الذين شيدوا عمران الأساطير من اجل تمكيني من ولادة جديدة، و إلا فلتغ ذاكرتي لأتمكن من أن اتيه عن نفس ما عادت قادرة على اجتثاث غيابها من هذا الحضور المطلق الذي تمارسه أطيافك.

 

كثيرا ما نصحتك من ان لا تكتبي عن تجربة ما و انت لا زلت محاصرة داخلها. و نبهتك أيضا للفداحة التي يمكن ان تنجم عن تسليط مجهرك على ذاتك في لحظات مليئة بالحساسية. لكني ألقي الآن بكل ذلك جانبا و أفعل العكس.

 

لا تتصوريني بئيسا رغم كم الحزن الذي يغلف قلبي. لانه بتواز تام مع ذلك، تمتد على جوانب جزر الكآبة شطآن هائلة من الفرح و الرضى.

 

أنا حزين لأني لا أستطيع تكسير قانون الحتمية وتغيير طبيعة الأشياء. و في منتهى الفرح و الانتشاء لأاني نجحت رغم كل عوامل الإحباط في ان اهدي الحياة ومضة نور في زمن ينحو بشدة نحو الكسوف التام.

 

غاليتي فدوى

 

أنت تعيشين الآن الحكاية نفسها مع فارق في التفاصيل.

قبل حاولي أربعين سنة كان تطلعي يبحث عن لون ل

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الطوفان القادم / The next deluge

كتبها عبدالله البقالي ، في 9 فبراير 2010 الساعة: 21:59 م

 


نص لعبدالله البقالي


 

ترجمة: فدوى البقالي

 

الطوفان القادم

 

في رحلة عشق طويلة الزمن فيها كان يقاس على إيقاع حركات مجاديفها، كانت صورة امرأة فاتنة تخترق كل الأحلام من غير استئذان. يهيم العشاق بها. تقدم لها الورود فتنأى، يطبع على طيفها أشكال قبل فتأبى. يفيض العشق طوفانا جديدا يجرف الغرقى لعمق سحيق. يعيدهم الفجر إلى الحياة و ينسون أنهم باتوا صرعى.
وعند شهر غير مقمر كان القوم فيه يستعدون للرؤيا. انتظر الحلم بلا جدوى. اتجهت الأبصار للفضاء باحثة عن باب يفضي إلى نفق فيه سر شفرة ينفذون بها إلى المسعى. كان البحث عسيرا. تدلت الأعناق خائبة. وفي لحظة لم تخضع لأي قياس، انتصبت أمام كل الأعين مناظير ضخمة. تركزت فيها الأبصار و صارت ترى.
لم يكن حلما. كان غبارا يغطي الأفق. كان نقعا و صهيل خيول. كانت جلجلة سوف مهندة. إنه هو. هولاكو يجتاز ممر خيبر. يقتلع الأشجار. ينشر الدمار. في كل مكان قتلى. على كل شبر صرعى. هولاكو يرسم لوحة بلون أحمر قاتم و يدك ألواح بابل.
تصايح القوم. ابعدوا عنا هذه المناظير. لا نريد أن نرى. لا نريد أن نبصر. لنتراجع إلى الوراء.
التقط القوم الأنفاس. لم يصدقوا أن هناك من يمارس العشق بهذه الهمجية القصوى. و حين استداروا كان هولاكو هنا. ويح من..؟ أين المفر..؟ هولاكو في كل مكان. في الشرق في الغرب في كل البلدان و الأمصار.
تعالى صوت حاد:
- " لنمارس العشق المضاد. ليقف من يملك القدرة على الوقوف و ليندس في الأرض من لم يقدر مخلفا سلالة طفيلية مسترخصة الدماء."

قيامة مبكرة إذن. شهادة جديدة تنضاف لذاكرة الأسوار العتيقة. لكن أتستطيع هذه الأسوار أن تحمل كل هذا العبء و كل هذا التاريخ؟ أليس الأمر يقتضي بناء أسوار جديدة تخفف عن ذاكرة القديمة من هول ما تحمل ؟
تساؤلات حفيدة كانت قد نجت و جدها من المجزرة الكبرى:
- لم مات هؤلاء ؟ لم قتلهم أولئك؟
أطل الجد خلسة على الميدان، أشار بإبهامه للقتلى و قال:
- هؤلاء كانوا يحبون الحياة و أولئك كانوا يكرهونها.
- غريب! متى كان يجب أن يموت من يحب الحياة و يحيى من يكرهها؟
- منذ متى؟ لست أدري . ربما من اليوم الذي رفض فيه "قابيل" أن يحيى حياته غير التي يختارها لنفسه. لكن ما أدركه هو أن الخير خير و الشر شر، و الجريمة تنتصر ساعة التستر عليها. و عندما سيعود هولاكو من جديد…
قاطعته الحفيدة سائلة:
-أقلت سيعود من جديد؟
ضحك الجد. ربت كتف الصبية و قال:
- لكل زمان هولاكوه لا يهم من أين يأتي. قد يجتاز ممر خيبر، و قد تنبته التربة، و قد يحمله بحر الظلمات. لا يهم الاسم، قد يكون أي اسم عربي أو عجمي. لا يهم كيف يأتي. أيركب فرسا أم يحمله مكوك لكنه يأتي ليذكر أن من يعشق بخوف يهزمه من لا يقصر العطاء في العشق ولو كان عشقه عشق الدم و القتل.
ـ إذن كنتم تعرفون أنه سيأتي. ما الذي شل أيديكم فلم تصدوه؟
تأوه الجد و قال بحسرة:
- ليته كانت الأيادي

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